The bold type - Scarletpost La culture des idées

La Quinzaine. #5

1. The Bold Type

#série

C’est LA série de l’été pour moi. Excellente à tous les points de vue, une intrigue qui évite tous les stéréotypes usuels, une bande son qui déchire et des héroïnes dans lesquelles on ne peut s’empêcher de se reconnaître. On y suit le quotidien de trois amies travaillant à Scarlet, un magazine féminin très inspiré de Cosmopolitain. La série est tour à tour drôle, touchante et engagée, des sujets comme le cancer du sein ou le harcèlement au travail sont abordés, mais de manière naturelle si bien que l’histoire garde sa fluidité.

The bold type - Scarlet La culture des idées
Selon moi la grande force de The Bold Type, c’est le trio formé par les héroïnes : loin d’être des it-girls à qui tout réussit, elles se heurtent à des difficultés réalistes les poussant à évoluer au long des épisodes. L’intrigue de la série provient plus de la confrontation avec le quotidien que d’absurdes storylines vues et revues (triangles amoureux ou grossesses imprévues).

Le meilleur dans tout ça ? La première saison vient de se terminer et est donc binge-watchable dès maintenant.

2. Un blog Diglee

Diglee - Scarletpost La culture des idées

#blog

« Illustratrice, lectrice et féministe », c’est ainsi que se définit Maureen Wingrove alias Diglee. Sur son blog elle poste ses dessins, ses humeurs, ses coups de gueule ; bref des bouts de vie. Au milieu de tout ça, elle publie parfois des articles engagés, où se mêlent ses dessins et sa verve. Qu’elle parle de l’impunité des violences sexuelles, de l’absence des femmes de lettres dans les programmes scolaires ou bien de sexisme au cinéma, ses articles font toujours mouche. A dévorer d’urgence !

Par ici –> http://diglee.com/

3. Une initiative – Sans A_

Sans A initiative - Scarletpost La culture des idées.png

#initiative

« Sans A_ – pour Sans Abri, Sans Attention, Sans Amour, Sans Argent, Sans Avenir, Mais Avec HISTOIRE ». Cette initiative née en 2015 veut changer le regard de la société sur les personnes marginalisées : ex-taulards, SDF, prostituées nous livrent leur histoire.
En leur donnant une voix, Sans A rend visibles des personnes qu’on préfère souvent ignorer, tout en parlant souvent à leur place. En nous mettant face à un individu et non plus à un groupe, un sentiment de communauté se crée et des solutions concrètes peuvent être trouvées, ensemble.

Par ici –> http://sans-a.fr/

4. Une vidéo  The Big Bang Theory et l’adorable misogynie du geek


Sous-titres disponibles sous la vidéo

#youtube

J’ai jamais réussi à accrocher à « The Big Bang Theory » sans bien savoir pourquoi. Au lieu de me faire rire, leurs blagues m’ont toujours laissée avec un sourire crispé et un goût amer en bouche. Et récemment, je suis tombée sur une vidéo Youtube qui m’a aidée à y voir plus clair : pendant une vingtaine de minutes, l’utilisateur Pop Culture Detective explique un concept majeur sur lequel repose la série ; la misogynie attachante du geek.

En gros, les personnages sont décrits comme ne correspondant pas aux standards de la masculinité. Leur but principal est donc forcément de se rapprocher des autres hommes en essayant de séduire des femmes par tous les moyens imaginables, laissant libre court à des comportements sexistes et malsains. Le tout sous couvert d’humour évidemment.
De là, la série en arrive – volontairement ou non – à une conclusion dangereuse : « Je reconnais que c’est du sexisme mais étant donné qu’il provient de geeks drôles et attachants, ce n’est pas très grave ».

5. Un livre – L’autre qu’on adorait, Catherine Cusset

#littérature

L’autre qu’on adorait, c’est l’histoire de bonheurs et de réussites sans cesse retardés. Sa thèse sur Proust, Thomas a au moins deux ans devant lui avant de la remettre. Il n’a pas décroché le job qu’il convoitait, mais avec plus d’expérience il sera forcement pour lui. Cette femme lui a filé entre les doigts, mais avec celle-ci il est sûr que ça tiendra.
C’est l’histoire de sautes d’humeur, d’un mécontentement permanent qui ternit le quotidien, de moments d’euphories où l’on se sent immortel. De montagnes russes où il n’y a aucune leçon à apprendre, d’échecs qui se succèdent entrecoupés de brefs bouffées d’air frais aspirées à mille à l’heure et qui consument au lieu de revigorer.
C’est la souffrance d’une romancière qui tente de comprendre la mort d’un ami en retraçant ses pas, en cherchant un point de bascule qui n’existe pas.
C’est le fil d’une vie qui s’est achevée, alors que « plus tard » n’est jamais arrivé.

6. Bonus – Feel empowered

Je vous quitte en musique avec mon morceau feel good du moment :

«  I’m a motherfucking woman, baby, alright
I don’t need a man to be holding me too tight
I’m a motherfucking woman, baby, that’s right
I’m just having fun with my ladies here tonight  »

Emeline.

Crédits images :

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