Teresa Carles - Restaurant végétarien

Les véganes sont-ils vraiment des bobos intolérants et méprisants ?

Depuis mon coming-out de végane [1], je me suis vue opposer une large palette de réactions : de l’argument dit du « cri de la carotte » à l’argument du lion qui mange la gazelle [2], en passant par l’affolement face à mes éventuelles carences alimentaires et à ma mort certaine, mais je me suis encore plus souvent vue qualifiée plus ou moins gentiment de «bobo » moralisatrice et/ou naïve…
J’ai décidé d’explorer cette accusation, et de tenter de comprendre pourquoi elle est formulée, afin d’avoir, peut-être, une réponse à lui apporter.

Bande Dessinée par Rosa B. Véganisme Végétarien

De qui parle-t-on quand on dit « bobo » ?

Évidemment, le terme de « bobo » est un terme plus que flou, et d’une portée particulièrement accusatoire parce que floue. Comme le résume simplement la YouTubeuse Solange te parle : « Bobo, tu sais pas ce que c’est, mais tu sens que c’est pas bien ». Le bobo est défini dans le débat public par les attaques qu’il subit à gauche comme à droite :  hypocrite « politiquement correct » pour les droitistes, hypocrite bourgeois se mêlant sans conviction aux luttes sociales pour les plus gauchistes.

Dans la sociologie canonique, cette appellation n’est pas légitime pour désigner une catégorie sociale : on pourrait assimiler les bobos aux catégories supérieures diplômées, ainsi qu’aux populations exerçant des métiers intellectuels. On pourrait également vaguement les assimiler aux « dominants dominés » dont parle Bourdieu dans La Distinction : soit des individus possesseurs de beaucoup de capital culturel, mais de peu ou moyennement de capital économique [3].
Récemment, deux sociologues se sont essayés à donner une définition du terme. Dans leur livre La République bobo,  Laure Watrin et Thomas Legrand parlent d’individus possesseurs de beaucoup de capital culturel (ainsi que, pourrait-on ajouter, d’une culture propre, proche de l’esprit « bohême », détendu dont parle le sens commun), sans forcément beaucoup de capital économique, même s’ils peuvent en avoir. Leurs opinions sont en général plutôt progressistes, soulignent les auteurs.
Ils remarquent également que c’est une catégorie plus qu’hétéroclite, cristallisant les détestations, qui réunit le-la SMICard-e jeune et branché-e, le-la journaliste, ou le-la patron-ne de start-up.

Alors, les végéta*iens sont-ils ces fameux « bobos » dont on parle tant, et ce qualificatif suffit-il à les rendre ridicules, insupportables, ou méprisables ?

Le végéta*isme, une affaire de classes supérieures ?

Il est souvent dit que le végétalisme est une « affaire de riches ». Ma position personnelle est qu’il est dans une certaine mesure une affaire de catégories moyennes et supérieures.
D’un point de vue financier, il n’est d’abord pas tout à fait vrai que le végéta*isme coûte plus cher au consommateur. Si l’on s’en tient aux produits de base (légumes de saison, protéines végétales de base type lentilles ou soja, céréales type blé ou riz) l’alimentation strictement végétalienne est moins chère, et de loin, que l’alimentation carnée. On peut certes concéder que c’est faux pour certains cas, je dépense par exemple un peu plus dans mon alimentation depuis ma transition vers le véganisme, principalement car je me tourne vers certains ingrédients originaux faisant partie d’un marché de niche (steaks végétaux, fromages végétaux, produits véganes en tout genre).

Selon Faustine Régnier, Anne Lhuissier et Séverine Gojard dans Sociologie de l’Alimentation, les végétariens et affiliés appartiennent en général aux catégories moyennes à supérieures. C’est selon moi une affaire culturelle plus que strictement pécuniaire, pour deux raisons. La première est que selon ces mêmes sociologues, les catégories supérieures sont plus tentées par les régimes dit « santé », intégrant beaucoup de légumes, donc plus proches du végétarisme. La seconde est que les nouveaux comportements alimentaires sont comme tous les comportements innovateurs généralement adoptés en premier lieu par les catégories supérieures. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il faut un certain bagage culturel pour se sentir légitime à remettre en question les normes dominantes en matière d’alimentation. Notamment    pour remettre en cause le discours médical dominant en France, qui affirme faussement (contre la plupart des arguments scientifiques récents et la position de l’Academy of Nutrition and Dietetics américaine) que le végétalisme est nuisible à la santé.

De plus, le fait que le végéga*isme soit l’apanage des classes supérieures pourrait n’être que transitoire. Le sociologue Maurice Halbwachs a élaboré une théorie de la diffusion des habitudes en matière de consommation : elle suivrait selon lui la « théorie du feu de camp », d’abord adoptée par les catégories supérieures, puis se diffusant progressivement vers les autres strates de la société [4].

Bande Dessinée Insolente Veggie par Rosa B. VégétalismeÇa fait mal : discrimination et mépris de classe chez les véganes ?

Je ne souscris pas à l’idée selon laquelle les véganes sont en général méprisants. Cependant, j’ai tout de même remarqué certaines attitudes, qui, sans être représentatives de l’ensemble des véganes, ne sont pas à relativiser.

On peut s’étendre sur la grossophobie [5] dans certaines campagnes de pubs (uniquement celles de PETA à ma connaissance, ce qui n’est pas étonnant vu le style détestable adopté par cette association) ou caricatures échangées entre végés. Le « viandard » est parfois représenté sous les traits du « gros », bourrelets apparents : cette représentation joue un rôle central dans l’image. Exemples choisis :

Si on fait de l’analyse d’image, on voit bien que l’intérêt central de ces images réside en ce que le mangeur de viande est « gros » : elles fonctionneraient moins bien si on représentait un « viandard » plus mince. L’homme de la première caricature est représenté déshabillé, dans une position peu flatteuse qui a pour but de le ridiculiser et de discréditer sa parole – phénomène de discréditation par le corps gros qui s’observe aussi dans la deuxième image. Ces images ont donc pour effet d’associer des qualités morales à une corpulence : le gros est un vilain « viandard » bête et méchant. Il est vrai qu’il a été prouvé que les végétariens et autres ont en général des IMC inférieurs aux adeptes de la viande6, fait objectif mobilisé parfois par les véganes. Cependant cela n’autorise évidemment pas à préjuger des qualités morales à partir d’un physique. Si cette attaque en dessous de la ceinture est blessante pour le « viandard » , elle est également particulièrement blessante pour certains véganes ou végés en surpoids qui y sont confrontés – car oui, on peut être végane et en surpoids.

Cette grossophobie tient en partie, selon moi, à un mépris de classe : le gros viandard  est un gros beauf. On sait que la graisse est un marqueur social : dans les catégories populaires se trouvent ainsi plus de personnes en surpoids, comme le soulignent toujours les sociologues Séverine Gojard, Faustine Régnier et Anne Lhuissier dans Sociologie de l’Alimentation. La graisse du « viandard » apparaît donc comme un signe de son origine sociale « douteuse ». Ce gros beauf de viandard est représenté comme paresseux à la fois physiquement (comme la dame qui n’a pas encore perdu sa « bouée » sur l’affiche de PETA) et intellectuellement (comme l’internaute imbécile de la première image). Au contraire du végane leste, intelligent et toujours pertinent…

Si la grossophobie existe et est intolérable, elle n’est selon moi pas omniprésente chez les véganes : il existe par exemple nombre de caricatures véganes qui sans être fades ne tombent pas dans la grossophobie ou autres discriminations. On peut par exemple citer les livres et le blog de BD de Rosa B. : Insolente Veggie.

Bande Dessinée Insolente Veggie par Rosa B.

Etre végéta*ien : un moyen de se distinguer

Je suis d’avis qu’on pourrait considérer le végétarisme (et affiliés) comme un moyen de se « distinguer » au sens qu’en donne le sociologue Pierre Bourdieu : se distinguer c’est montrer par son comportement quotidien ou non sa position sociale élevée. C’est aussi montrer qu’on sort du lot, de la plèbe. Se distinguer c’est donc vouloir se singulariser, mais se singulariser en s’affiliant à un autre groupe considère comme « raffiné », détenteur de « culture légitime » comme dirait Bourdieu : se distinguer c’est par exemple écouter de la musique classique.

Les mouvements végéta*iens sont de longue date affiliés à ces qualités distinctives : moralité et santé. De longue date, on associe santé et moralité dans le végétarisme comme le montre un article de Frédéric Dupont et Estiva Reus  dans les Cahiers Antispécistes : dès l’Antiquité on a l’idée (avec Pythagore par exemple), que ce qui est bon pour l’âme est aussi bon pour la santé. A partir du XIXème siècle l’argument nutritionnel va prendre une grande ampleur dans la défense du végétarisme, avec des personnalités comme le nutritionniste réformateur Kellog qui défendent les bénéfices de l’éviction de viande. L’argument écologique prendra son importance à la fin du XXème siècle : le végétarisme est bon pour la planète car la viande consomme trop de ressources.

Le véganisme se présente donc comme une idéologie (au sens neutre du terme), synthèse de tout ce qui est bon. Comme le montre l’argumentaire déployé par la blogueuse Antigone XXI : être végane c’est pour les animaux, pour les hommes, pour la planète, pour sa santé. Adhérer à cette idéologie que l’on décrit comme « synthèse du bon » serait donc un moyen de s’élever à la fois socialement mais aussi intellectuellement voire peut-être spirituellement : de se sortir de la lie morale et sanitaire dans laquelle on considère que s’est embourbée le commun des mortels.

Healthy & Delicious Breakfast Ideas Vegan
Un petit-déjeuner végane : un fourbe moyen de distinction ?

Évidemment, on peut là encore nuancer, considérer le végétarisme uniquement comme une pratique distinctive c’est le vider de sa portée subversive d’engagement politique en faveur des animaux. Ce qui serait donc problématique, en plus d’être de mauvaise foi…

Un moyen de discréditer le combat pour les droits des animaux : « il n’y a qu’un seul vrai combat, la lutte sociale »

Dire que les véganes sont de méchants bobos qui cherchent seulement à faire les malins n’est pas seulement réducteur, cela a aussi selon moi pour but de les faire taire. L’idée sous-jacente est peut-être que rien ne vaut en dehors de la lutte sociale : puisqu’on fait de la violence sociale en dénonçant la production de viande, mieux vaut se taire, les conditions de vie et de mort des animaux ne sont pas aussi importantes que la misère du peuple.

On fait ainsi taire l’animaliste en le ramenant à des problématiques plus graves, plus importantes : de la même manière qu’on essaie de faire taire le-la féministe qui dénonce le harcèlement de rue en lui rabâchant les inégalités salariales. Je ne crois pas personnellement à la hiérarchie des causes : on peut être un végane attentif aux problématiques sociales  et aux droits des animaux (et aux droits des femmes, et aux droits des homos, et…).

Des véganes culpabilisants… ou des « viandards » culpabilisés ?

Ce qui revient souvent est que les « bobos véganes » se sentent supérieurs moralement et imposent cette supériorité aux autres en tentant de les humilier. Mon point de vue personnel est que cette humiliation ressentie tient du fait que le véganisme remet en cause notre alimentation dans ce qu’elle a de plus intime : elle attribue une valeur morale aux aliments que nous mangeons. Il est alors logique que les consommateurs de viande se sentent aggressés : la simple présence du végane, même non prosélyte, a quelque chose de dérangeant. Il ne me semble pas que la plupart des végés et véganes adoptent un comportement militant au quotidien : la plupart sont même fatigués que leur régime alimentaire soit au centre de l’attention lors des repas. C’est mon cas, et je ne suis pas isolée : je vois le véganisme comme un engagement politique et moral et non comme une simple opinion, je me définis comme militante, mais pourtant je ne ressens pas le besoin ni ne vois la nécessité de faire du prosélytisme quotidien. Le fait est que le simple refus de viande, puisque c’est un boycott, est dérangeant pour le consommateur de viande, qui se voit obligé de se positionner là où il ne voyait qu’un bon repas. Tous réagissent différemment, mais puisque la meilleure défense c’est l’attaque, beaucoup choisissent le « bobo-bashing »…

Alors suis-je une bobo végane ? Peut-être. Et même sûrement. Mais cela ne me définit pas entièrement. Et donc, est-ce si grave si j’en ai conscience ?  Ne peut-on pas considérer qu’il existe des bobos qui n’ont pas pour unique but de se la ramener sur leurs privilèges sociaux ?

Emma. T

[1] Quelques éléments de définition : on distingue végane (ou vegan), végétalien, et végétarien (termes qui se regroupent sous l’appellation végéta*isme).
Végétarien  désigne généralement (en France) le fait d’exclure toute chair animale de son alimentation : soit la viande, le poisson et les crustacés  mais pas le lait ou les œufs. Vegétalien désigne le végétarisme strict (c’est à dire le végétarisme au sens anglo-saxon) : exclure tout produit d’origine animale de son alimentation. Soit viande, poisson, crustacés, lait et dérivés, œufs, miel essentiellement. Végane (nom masculin ou féminin) désigne une personne ayant pour but d’exclure tout produit issu de l’exploitation animale de son mode de vie : être végane, c’est être végétalien mais aussi faire attention  à ne pas porter de cuir, ni de laine,  faire attention à ne pas acheter de cosmétiques testés sur les animaux. Selon l’Association Vegétarienne de France, cela désigne un idéal à atteindre, la tâche se révélant compliquée. Le véganisme est une démarche visant à lutter contre ce qui est appelé l’exploitation animale, c’est pourquoi le végane exclut les produits animaux n’impliquant pas directement la mort des animaux comme la laine.

[2] Arguments classiques opposés aux végéta*iens : je ne compte personnellement plus le nombre de fois où on m’a parlé plus ou moins sérieusement de la « souffrance de la carotte découpée en morceaux » (ou variante avec tout autre légume de votre choix)

[3] Le capital culturel et le capital économique sont deux des principales formes de « capitaux » décrites dans la théorie de Bourdieu. Le capital culturel correspond grosso modo à la « culture » de l’individu, sous forme d’éducation reçue, de diplômes, d’objets culturels (livres…) que l’individu possède. Le capital économique est son patrimoine financier. La théorie bourdieusienne met en avant des rapports de domination : les possesseurs de beaucoup de capitaux sont des dominants,  Dans les dominants, on distingue les dominants dominats (capital culturel : + et capital économique : +) et les dominants dominés (capital culturel : + et capital économique : –)

[4] Maurice Halbwachs conçoit -c’est une vision comme une autre – la société de manière circulaire : les catégories les plus favorisées au centre, diffusent les tendances en matière de consommation les catégories les plus populaires qui se situent plus aux marges. D’où l’analogie certes peu transparente avec un feu de camp, qui se propage de son foyer vers les marges.

[5] La grossophobie est le fait de discriminer une personne en raison de son poids jugé trop élevé (exemples : insultes dans la rue, discriminations à l’embauche, humiliations en tout genre par les proches ou le corps médical, harcèlement en raison du poids…).

[6] Cancer Research UK Epidemiology Unit, University of Oxford, Oxford, UK. Dans une étude [1] réalisée à Oxford par l’EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), des chercheurs se sont penchés  pendant 5 ans sur les variations de poids et d’IMC (indice de masse corporelle) chez 21 966 individus qui étaient omnivores, végétariens ou végétaliens. Conclusion : la variation de poids est moins importante chez les végétariens et les végétaliens et l’IMC était plus élevé chez les omnivores que chez les végétariens.

Sources :

Faustine Régnier, Anne Lhuissier et Séverine Gojard dans Sociologie de l’Alimentation

Bourdieu dans La Distinction

La République bobo,  Laure Watrin et Thomas Legrand

Solange Te Parle, « Je suis bobo et vous emmerde »

Crédits images :

Insolente Veggie

Teresa Carles

Healthy & Delicious

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3 réflexions sur “Les véganes sont-ils vraiment des bobos intolérants et méprisants ?

  1. Bonjour, je t’ai lu avec attention bien que je ne partage pas ton point de vue. Suis je la seule à être choquée par l’unilateralité de ce discours ? L’objectif affiché de Scarlet est de pouvoir discuter de tout, de pouvoir confronter des avis…. Et à lire cet article j’ai l’impression que vous cherchez à persuader les autres et peut être vous même que le mode de vie que vous avez choisi est le meilleur. Sans faire preuve d’une grande ouverture d’esprit, en réservant cet capacité de reflexion au gens cultivés, instruits, urbains et … Sans même chercher à comprendre pourquoi certaine personne peuvent penser différemment. Tout ça pour vous dire qu’en essayant de faire réfléchir les gens j’ai l’impression que vous vous emfermez dans une idéologie idéale de la bonne petite vegane qui mange bio, qui fait de l’humanitaire, cultivée et ouverte d’esprit. Mais selon moi, il faut cultiver la diversité et chercher à comprendre le bon dans tous les systèmes. Malheureusement, Vous n’êtes pas les seules à ressembler à des pentins ficelés​ derrière vos grandes idées de liberté.

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    1. Bonjour, Merci pour ce commentaire.
      Pour commencer, il s’agit d’un article d’opinion, qui n’engage que l’auteur et qui n’empêche donc en rien l’expression d’autres opinions. La définition d’un article d’opinion est en plus de donner son opinion personnelle, il m’aurait donc été difficile ( à moins d’être plusieurs dans ma tête), de confronter plusieurs points de vue en un seul article.
      Ensuite, la promotion du véganisme n’est pas le but de l’article. Il cherche à discuter une affirmation sans lien avec les idées du véganisme : le fait de se demander si les véganes sont des bobos méprisants n’a en effet aucun rapport avec la défense des droits des animaux, il me semble ! J’ai essayé de discuter cette affirmation en tentant de voir à quelle point elle était vraie, et il ne me semble pas avoir conclu de manière unilatérale. L’article critique au contraire certains côtés du mouvement végane, comme la grossophobie ou le mépris de classe. Ce n’est pas parce que l’on parle de véganisme que l’on fait la promotion du véganisme ( ce qui n’est pas mal d’ailleurs). Attention à ne pas taxer les gens d’idéologues aveugles dès que le mot « véganisme » est prononcé… la légitimité du véganisme n’était ici pas le sujet.
      Enfin, cet article ne cherche pas à dénier aux catégories populaires la moindre capacité de réflexion. Il n’a d’ailleurs pas été question de « capacité de réflexion » mais de « bagage culturel » : il a été prouvé que ce bagage culturel est en moyenne (il y a des exceptions possibles !) plus élevé chez les classes dites supérieures. Dire cela ce n’est pas du mépris, c’est justement vouloir lutter contre en dénonçant. Emma.T

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    2. Bonjour Fanelie,
      ayant lu moi aussi cet article avec attention et n’étant pas végan (ni même végétarienne) moi-même, je l’ai trouvé très intéressant. Il y a des faits qui sont exposés de façon neutre et illustrée ainsi que des références pertinentes. Une telle présentation me semble être la meilleure façon de faire naître une réflexion constructive autour de nos habitudes alimentaires.
      Le point de vue de l’auteur est, bien entendu, quelques fois exposé mais les formulations telles que « selon moi » ou « mon point de vue personnel est que » nous font bien comprendre que cela n’engage qu’elle.

      Cependant, je trouve intéressant que vous illustriez, par votre commentaire, parfaitement les réactions défensives (créées par un sentiment de culpabilité) face au véganisme abordées dans le dernier point de l’article.

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