Patriotisme scolaire et usinage des élèves : l’illusion tragique des Grandes Écoles

Manque d’originalité des candidats de l’ENA*, suicides chez les normaliens… Plusieurs articles sont parus ces derniers temps pour dénoncer les limites – jusqu’aux dernières extrémités – inhérentes au système des Grandes Écoles. Cette actualité fait écho à mes réflexions, fruits des récits partagés et croisés entre mon expérience et celles de mes amis.

L’Usinage : devenir une pièce similaire aux autres

Je viens d’une toute petite ville, certainement la plus petite ville universitaire de France. Une ville, 5000 habitants et une école d’ingénieur. Dans les rues, des étudiants portent de grandes blouses grises couvertes de symboles qu’eux seuls peuvent comprendre. Dans les restaurants, les menus sont écrits en Argadz*, le langage de l’école, incompréhensible pour le pékin moyen. Autant dire que la ville est un peu leur terrain de jeu. Mais les étudiants ne se mélangent pas facilement aux autres habitants surnommés les « pek’s »* et qui sont « comme les moldus » m’ont-ils dit, « ça pue ». Lorsque le soir on fait la fête entre « pek’s », on les entend brailler leurs chants traditionnels en défilant la main sur l’épaule de leur camarade, chanter comme un seul homme, marcher comme un seul homme.

Cette école a une particularité : elle pratique un bizutage intense, connu sous le nom d’« usinage »*. Les premières années sont soumis à la grande machine des « traditions » pour devenir une pièce similaire aux autres. Dès lors, ils portent dans leur rapport au monde – leur façon de parler, de se mouvoir, de penser même – la marque inaltérable de cette école. Labellisés par l’institution, ils ne sont plus de simples individus, ils sont diplômés, membres d’une communauté, devenue leur seconde famille quand elle ne prend pas la place de la première. La valeur mise en avant par les Gadzarts ? La fraternité. Mais ce n’est qu’un autre mot pour dire que cette école fonctionne par réseau, cooptation, culture du piston. Et c’est là sa force. Elle ne forme pas les meilleurs ingénieurs. D’ailleurs, le bizutage, les privant de leurs heures de sommeil les premiers mois de l’année, n’est pas vraiment propice au travail. Mais la communauté qui est ainsi créée leur assure une sécurité de l’emploi que leur seul mérite ne leur offrirait pas. Les « conscrits »* acceptent aussi l’usinage pour ne pas être exclus du baptême d’entrée dans la grande institution. Sans cela, leur diplôme ne vaudrait plus rien puisqu’ils ne bénéficieraient plus du réseau.

Je les croisais tous les jours, mais je n’ai jamais pu nouer de lien avec eux. Ils sont d’ailleurs détestés par les autres jeunes de la ville. Ils ont leur propre bar au sein des murs de l’école où ils se bourrent la gueule entre eux. L’alcool a d’ailleurs une grande part dans leurs traditions. Une partie des élèves finit alcoolique au bout de deux ans. Conjugué au manque de sommeil, l’alcool affaiblit les individus physiquement et psychiquement, les rendant plus malléables à la socialisation par leur pairs. Après, c’est cool de faire la fête tous les soirs, on ne va pas dire le contraire. Leurs discussions, en plus d’être renouvelées dans leur forme langagière, sont aussi renouvelées dans le fond : en un mot, ils ne parlent plus que de l’école. Les traits distinctifs de chacun disparaissent peu à peu de leur visage, enfouis sous de larges barbes (sauf les imberbes), jusqu’à ce qu’à ce que toute la promotion soit enjointe de se raser la barbe et les cheveux, à blanc. Se faire raser la tête, c’est d’ailleurs plus facile avec un fort degré d’alcoolisation. Plus qu’un seul homme vous disais-je.

La vague - film de Dennis Gansel.png

Certains de mes amis y sont passés : ils étaient mes amis avant d’y entrer, ils le sont restés s’ils avaient suffisamment de force de caractère pour ne pas se laisser totalement happer par l’école. Ceux au contraire qui sont un peu perdus ou en manque de reconnaissance se prennent totalement au jeu, de manière à ne pas trop penser à ce qu’ils étaient avant d’entrer dans cette école, oublier leur individualité (comme le personnage de Robert dans « La Vague »). Ils portent leur biaude* en dehors de l’école, ils se déplacent en angle droit comme on les y obligeait en première année. Ceux qui tiennent à conserver leur vie personnelle s’adonnent au bizutage comme si ce n’était qu’un jeu. Enfin il y a ceux qui rejettent totalement l’école car ils sentent qu’ils y perdent une part précieuse d’eux-même : leur identité. « J’aime bien te parler, ça me rappelle qui je suis, que j’existe en dehors de l’école. Toi au moins tu m’appelles par mon prénom » me disait un ami qui ne supportait plus son nom de baptême.

La Prépa ou comment construire son identité dans un horizon limité

Avoir côtoyé cette école, avoir des amis qui y sont passés, m’a certainement rendue méfiante vis-à-vis de la socialisation estudiantine. Cette école est un cas extrême, ce que les sociologues nomment une « institution totale », puisque le bizutage repose en grande partie sur l’humiliation – apaisée ensuite par des phases de « réconciliation » entre anciens et conscrits puis par l’inversion des rôles, les anciens bizutés reproduisant les traditions des anciens. Mais des processus de perte d’identité se déroulent aussi – même si c’est à un moindre degré – dans d’autres écoles d’ingénieur, dans les écoles de commerce, dans les ENS*. Et ce processus débute dès la classe préparatoire. Si la sociologue Muriel Darmon dénie le caractère d’institution totale de la classe préparatoire, qui n’est pas « continûment humiliante et oppressante », elle précise ensuite : « et c’est même pour cela, paradoxalement, que sa prise sur les élèves peut être si forte ».

Le nez dans leurs bouquins à rêver du Saint Graal de l’intégration, ce mot si chéri qu’il leur donne des frissons rien que d’y penser, les préparationnaires ont comme seul horizon le concours final qui juge leur capacité à entrer dans le moule des Grandes Écoles. Un bien étroit horizon à partir duquel se forger une identité. Bien sûr, il y a des passagers clandestins qui vivent leur prépa avec une certaine distance. Mais si certains s’auto-éliminent d’office de la compétition, c’est aussi pour se protéger de la déception probable d’un échec final.

Dès lors, la prépa monopolise leurs centres d’intérêts, leur conversation, leur vie. Déjà, ils développent cette culture étudiante de la glorification de leur établissement : cette fâcheuse tendance partagée avec les Gadzarts de ne parler que de leur petit univers, en excluant toute possibilité d’échange avec eux puisque cette apologie passe par le dénigrement du reste. Ils méprisent alors avec une certaine dose de mauvaise foi – ou bien finissent par y croire à force de le répéter – l’université et les autres prépas, qui offrent soit une formation de moindre qualité, soit une « ambiance » bien moins plaisante selon qu’elles se trouvent au dessus ou en dessous de leur établissement dans les classements nationaux. Même en vacances, les élèves arborent fièrement leur pull de promo, comme un rappel constant à eux-mêmes et aux autres, de l’école à laquelle ils appartiennent, cette école qui leur donne une identité, une famille, une reconnaissance.

La culture de l’entre-soi des Grandes Écoles

Mais cette identité construite par l’école n’est pas une identité ouverte, c’est une identité communautaire, fondée sur la cooptation, le réseau. Plutôt que de les ouvrir à ce qui leur est étranger, le système préparationnaire et celui des grandes écoles rassemblent des étudiants issus d’un même milieu social. La tendance à la reproduction des élites par le système éducatif est d’ailleurs croissante aujourd’hui comme en témoigne l’embourgeoisement de l’ENS. Le système éducatif cultive l’entre-soi en éloignant les écoles des centres villes – un grand pôle est en construction à Saclay. Combien sont les étudiants qui ne sortent jamais de leur campus ou de leur internat ? Ils vivent pendant toutes ces années entre-eux, étudiants d’une même école ou d’une même classe. Les petites différences sociales qui subsistent sont exacerbées car, incapables de prendre du recul, ils n’ont pas conscience qu’ils ne fréquentent au quotidien qu’une infime minorité de la population française. L’uniformisation des profils est démultipliée par la tendance des écoles – et je vise ici explicitement les écoles de commerce – à favoriser un profil-type auquel les étudiants doivent se conformer.

Patriotisme scolaire - l'illusion tragique des Grandes Ecoles - G Matthieu

Ces écoles forgent une identité qui se construit aux dépens de l’identité individuelle, cette part de soi-même étrangère à la scolarisation. Et lorsque les étudiants s’avouent à eux-mêmes que leur école ne peut leur apporter l’épanouissement personnel qu’ils recherchent, un grand vide s’installe. Certains traversent des phases dépressives une fois que la charge de travail qui les maintenait jusqu’alors dans une inconscience confortable s’amenuise. Cette école qui est devenue toute leur vie, à laquelle ils ont tant rêvé, sacrifié leurs années d’insouciance pendant deux ou trois ans de prépa, elle ne suffit pas à combler leur existence. « Elle reste l’école de mes rêves mais je n’y parviens plus » me disait un étudiant dont le travail ne suffisait plus pour valider son année. Mais pourquoi perdre pieds maintenant alors qu’on a tout donné en prépa ? Un autre étudiant issu d’une école d’ingénieur me disait que son passage de la prépa à l’école avait été un « désenchantement », la prise de conscience que tout ce à quoi il avait pris goût en prépa – l’ouverture à des nouveaux horizons de réflexion, l’exigence intellectuelle – n’était plus à l’ordre du jour dans l’école. Ici, toute réflexion personnelle est bannie au profit du formatage à une pensée unique correspondant à ce qu’on suppose être la  »demande du marché ». En cherchant dans les associations, les BDE* et autres BDA*, des voies alternatives d’épanouissement, les étudiants mettent entre parenthèses leur travail. Ils n’en demeurent pas moins enfermés dans un même milieu, dans le ghetto de leur école.

Ce pour quoi ils se sont battus, ce pour quoi ils ont travaillé et travaillent encore d’arrache-pieds, est-ce vraiment eux qui l’ont construit, ou s’y sont-ils glissés, comme dans le moule d’usinage des Gadzarts ?

L’illusion tragique d’une mauvaise perspective

Le malaise des étudiants des grandes écoles provient selon moi d’une erreur de perspective. Le système glorifie ces écoles et classes préparatoires prestigieuses, et les étudiants pensent que ce sont elles qui sont à l’origine de ce qu’il y a de meilleurs en eux. Selon eux, c’est le système qui les a édifiés. Or, pourquoi prépas et écoles sont-elles prestigieuses si ce n’est parce qu’elles pullulent d’élèves brillants ? Un normalien m’a dit un jour que si l’ENS était une excellente école, ce n’était pas parce qu’elle avait une excellente formation ou d’excellents enseignants. Ce sont les élèves qui y excellent, c’est la sélection drastique qui y est pratiquée qui donne à cette école son prestige. Ce sont eux qui sont la source de leur travail, eux qui ont planché sur leur tables d’examens, l’émulation collective est née de leur seule rencontre. A partir de là, se détacher du prestige de l’école leur permettrait sûrement de construire eux-mêmes leur identité, de s’orienter vers ce qui les fait vibrer individuellement, retrouver cette volonté personnelle qui n’aurait que leur propre désir pour moteur.

Peut-être par ce changement de perspective, les étudiants issus des écoles et classes préparatoires moins prestigieuses pourront croire eux aussi en leur chance. Devenant les premiers acteurs de leur rêve, ils ne s’auto-élimineront plus d’emblée de la compétition. Le système serait alors plus juste, les étudiants refusant de s’opposer à travers des grandes institutions abstraites pour valoriser la part individuelle de leur identité, celle qui par le mérite – c’est-à-dire le talent et l’effort – se distinguerait dans ce qu’elle a d’original.

Ce système absurde est aussi à l’origine des inégalités entre écoles : on est fier de sa prépa, car les élèves y intègrent les meilleurs écoles. On fait comme si ce prestige nous concernait aussi, comme si leur réussite était la reconnaissance de notre mérite. Pourquoi ne serions-nous pas aussi fiers de la réussite des autres ? De celui qui malgré sa petite prépa de province, dans une classe où personne n’avait le cran d’y croire, a tout de même réussi à entrer dans l’école de ses rêves ? Ou de celui qui n’a pas fait d’école prestigieuse, qui n’a pas profité du réseau et qui a su se construire seul ? Le self-made-man, sûrement un mythe, mais nous devrions commencer à y croire, croire que les talents sont individuels avant d’être collectifs, croire dans la méritocratie si nous voulons la rendre effective.

Patriotisme scolaire - l'illusion tragique des Grandes Ecoles - Star Wars.jpg

La glorification de son école ou l’art de se rassurer face à l’avenir

Si les étudiants sont si élogieux envers leur école, c’est peut-être parce qu’ils confondent la remise en cause de leur école et celle de leur identité. En consacrant leur vie à leur école, ils finissent par ne plus distinguer les deux. Ils consacreront ensuite leur vie à leur entreprise. Et avouer que tout le temps, tout l’argent qu’ils ont investi dans cette école ne leur a rien fourni, c’est basculer dans la peur, celle qui fait tenir le système, peur de ne pas trouver de travail plus tard, du moins pas celui dont on avait rêvé. Tout ce système valorisant le réseau, le filet de sécurité de la cooptation, n’est fondé que sur cette peur, la peur de l’avenir. Un ami me disait ainsi qu’il ne pouvait pas critiquer son école puisque la valeur de son diplôme dépendait entièrement de son prestige. Mentir alors, mentir à soi-même et aux autres, pour ne pas avouer que le jeu n’en valait pas la chandelle. Mentir sur le fait que ces écoles ne servent qu’à fournir un bon carnet d’adresse.

Lorsqu’on m’interroge sur mes trois années de prépa, je ne peux m’empêcher d’être élogieuse envers ceux qui m’ont formée, ceux qui m’ont ouverte au monde des idées. Et surtout envers mes camarades, ceux qui ont partagé avec moi cette expérience fondatrice. En prépa j’ai découvert l’émulation du travail, le plaisir des discussions échangées autour de vieilles tables grinçantes sur un parquet de bois, quand le lycée s’endormait et que nous étions les derniers invincibles à hanter les lieux. L’émulation. Ce mot définit selon moi ce qu’il y a de plus positif dans la prépa, ce que je n’ai trouvé nulle part ailleurs. Grâce à ces rencontres, j’ai pu vraiment aimer travailler, me sentir grandie, « édifiée » dans mon identité.

Mais cette émulation est-elle liée au prestige de la prépa ? Sera-t-elle liée plus tard à celui de l’école dans laquelle j’entrerai ? Ou n’est-elle pas plutôt le fruit de la rencontre entre des individus ayant cette même soif d’apprendre, cette même curiosité, qui n’a rien à voir avec l’horizon du concours ? Ces personnes m’ont enrichie par leur singularité et non par leur capacité à entrer dans le moule.

Un système éducatif plus juste cesserait d’être une grande industrie d’usinage d’étudiants labellisés « Grande École » pour produire des individualités plurielles et riches. Ce serait un système plus ouvert aussi, qui ne favoriserait pas l’entre-soi et qui inciterait les étudiants à s’ouvrir à l’altérité. Ce système serait plus épanouissant pour les individus et plus enrichissant pour la collectivité. Peut-être qu’alors l’ENA n’aurait plus de raison de s’horrifier de la conformité et du manque d’originalité des étudiants français. Et ceux-ci n’affronteraient plus la dépression causée par la révélation du vide ouvert une fois franchi le seuil de l’intégration.

Marie-Lou.

Sources :

Classes Préparatoires – La fabrique d’une jeunesse dominante, Muriel Darmon

 »Lutte contre le bizutage aux Arts et métiers : les  »gadzarts » font de la résistance », Le Monde

 »Un rapport dénonce à nouveau le bizutage aux Arts et métiers », Le Figaro

« A Normale Sup’, le tabou du suicide des étudiants« , StreetPress

« Pauvreté des idées », « conformisme »… Les candidats à l’ENA étripés par le jury du concours d’entrée« , Temps réel Nouvel Obs

« Traditions populaires ou traditions élitistes ? Rites d’initiation et rites de distinction dans les Ecoles d’Arts et métiers« , Denys Cuche, Persée. (PDF)

Extrait : « Ainsi, les traditions des Arts et métiers se sont retournées contre elles-mêmes. De traditions de révolte, elles sont devenues traditions de soumission. De traditions transmises oralement, traditions écrites. De la parodie du système militaire, on est passés à l’application stricte du principe militaire d’autorité. De la profanation de l’ordre scolaire, à sa sacralisation. Les pratiques ont été conservées, mais elles sont totalement vidées de leur sens et désormais utilisées à contre-sens. »

Crédits images :

Dessin de Nicoo4 (Dessin de Une)

Dessin de G.Matthieu

« La Vague » , film de Dennys Gansel (capture d’écran)

« Star Wars » , saga créée par George Lucas (capture d’écran)

Lexique pour les Profanes :

ENA : École Nationale d’Administration (ses élèves sont appelés énarques)

ENS : École Normale Supérieure (ses élèves sont appelés normaliens)

Intégration : entrée dans une école après une admission en fin de classe préparatoire.

BDE : Bureau des Élèves

BDA : Bureau des Arts

Lexique Argadz :

  • Argadz : l’argot de l’école

  • les Trad’s : les Traditions : nom utilisé pour euphémiser le bizutage auprès des autorités publiques. Le dicton des arts : « les Trad’s mourront quand mourront les Gadzarts ».

  • « peks » / féminin « peksette », désigne les personnes qui ne sont pas Gadzarts. Étymologie : de pékin ou de « putain d’enculé de civil » selon les sources.

  • la période d’usinage ou « période de transmission des valeurs » : grosso modo une période de bizutage. Le terme d’usinage renvoie a une technique de fabrication de pièces mécaniques. Le principe de l’usinage est d’enlever de la matière de façon à donner à la pièce brute la forme et les dimensions voulues, à l’aide d’une machine-outil. Par cette technique, on obtient des pièces identiques d’une grande précision. (source Wikipédia)

  • Les conscrits, les points : les  »première années »

  • Le baptême : grande célébration par laquelle les conscrits deviennent des Gadzarts

  • la bucque : le nom de baptême choisi qu’un ancien choisi pour son conscrit. Il le suivra toute sa vie, les Gadzarts s’interpellant encore ainsi à 60 ans. Le tutoiement est aussi de mise entre toutes les génération

  • la fam’s : la famille en français. Chaque Gadzart s’inscrit un système de parrainage qui lui permet d’obtenir des contacts intégrés dans le monde du travail qui l’aideront plus tard à trouver un emploi.

  • La biaude : blouse grise qui est le trait distinctif des étudiants et qu’ils doivent porter tous les jours, en cours et même en ville dans certains centres. La bucque de chaque étudiant est écrit dans le dos, ainsi que le numéro de sa famille.

  • HF : Hors Fam’s : décision d’un « ancien » de sortir symboliquement un membre plus jeune que lui de la famille pour sanctionner son manque de respect. Celui-ci doit le signifier aux autres Gadzarts en portant sa biaude à l’envers.

  • « manip » : pour entrer de nouveaux dans la fam’s, le Gadzart doit effectuer une « manip », une action qui sied à son ancien (par exemple lui faire des crêpes).

  • Monômes : grandes marches effectuées main sur l’épaule de celui qui précède, au pas militaire. Elle sont parfois accompagnées de chants, parfois silencieuses. Elles peuvent durer des heures et avoir lieu toutes les nuits – par exemple de 22h à 2h – pendant les périodes d’intégration. Le rapport de l’IGAENR de 2015 recommande de limiter le temps consacré à la PTV qui ne doit pas empiéter sur les heures de sommeil. Reste à voir si les recommandations sont appliquées dans tous les centres.

  • l’intégration : certains deuxième années sont en charge de la période d’intégration et cachent leur visage aux premières années pendant cette période (de minimum 3 mois) sous une écharpe. Ils sont « comme Dieu », omnipotents. Lors des monômes, ils humilient par des insultes les conscrits récalcitrants à rester dans le rang.

  • L’équerre : symbole des Gadzarts portée souvent en pendentif. Qui a une équerre peut demander aux plus jeunes de faire des pompes.

  • Le foy’s : foyer de l’internat où l’alcool est autorisé et où se retrouvent quotidiennement les élèves. Il est interdit à toute personne ne portant pas la biaude.

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