« Redécouvrir la ville » – Episode 3. Eindhoven, Maison Folie Moulins

Lille ? C’est gris, c’est moche, la misère et la désindustrialisation ont eu raison du moindre intérêt à accorder à cette ville. J’entends déjà les préjugés raisonner dans votre tête. Peut être que vous avez raison ou peut être que cet article vaut la peine de s’arrêter un instant. J’ai ainsi fait le pari de faire une expo tous les dimanches à Lille dans le cadre du projet « Renaissance ».

« Renaissance », qu’est ce que c’est ?

 »La culture pour tous » c’est le crédo de Lille 3000 qui perpétue tous les 3 ans « l’esprit de 2004 », c’est-à-dire la nomination de la capitale du Nord comme haut lieu de la culture européenne. En 2015, cette manifestation culturelle et festive porte le nom de « Renaissance ». Ce projet vise à donner un second souffle à la ville et montrer le renouveau de la métropole lilloise. Cinq villes sont mises sous le feu des projecteurs : Séoul, Rio, Eindhoven, Détroit et Phnom Penh. Cinq cités en chantier qui ne vont cesser d’étonner le spectateur. Plus que d’aller au musée il s’agit donc de s’immiscer dans le quotidien par des parades, des métamorphoses urbaines, des spectacles, des gonflables, des débats, du design, des ateliers de Do It Yourself‘, du street food ; en bref mettre en avant des nouveaux modèles et de nouvelles façon de vivre ensemble qui représentent la vitalité du monde d’aujourd’hui. Je vais ainsi tenter de vous donner un aperçu de mes quatre expositions coup de cœur en quatre épisodes.

« Redécouvrir la ville »

– Épisode 3. Eindhoven, Maison Folie Moulins –

Il s’agit d’une des plus petites expositions que j’ai eu l’occasion de faire à Lille mais pourtant pas la moins intéressante ni la moins concentrée d’idées et de vie. Pour une rapide présentation, Eindhoven est une ville en Hollande qui a dans un premier temps souffert de la désindustrialisation mais qui a su se moderniser et se réinventer par le biais du design et des nouvelles technologies. L’œuvre qui m’a surtout marquée est une mise en scène in situ* qui court le long d’un mur et mêle construction physique et rétroprojection de vidéos et d’images sur cette construction. Cette superposition perturbe le spectateur qui ne parvient plus à distinguer les couches du montage visuel et montre bien à quel point les nouvelles technologies s’immiscent dans notre manière de voir. Des dizaines de détails donnent lieu à interprétation et rendent le spectateur vraiment actif : il y a une colombe emprisonnée, un homme bedonnant sur un pupitre, des têtes flottantes, de nombreux animaux aux postures humaines, des hommes armés qui tirent sur des arbres, des médias dans des boites … Tous sont reliés par de fins fils clignotant et animés par des rouages en action si bien que l’on dirait un moteur régissant ce petit monde.

La Perruque.

* une méthode artistique qui dédie l’œuvre à son site d’accueil (c’est-à-dire qu’elle n’est pas transportable). In situ qualifie également une œuvre qui tient compte du lieu où elle est installée.

« Redécouvrir la ville » – Pour terminer la session « Redécouvrir la ville » en beauté, direction Phnom Penh, la surprenante capitale du Cambodge !

Crédits photos :

DR – Lille 3000

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s